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Rendez-vous saison 2012-13 :
- SAMEDI 17 NOVEMBRE
Photos © Michel Blazy © William Anastasi
1- Rencontre avec Gilles Baume
Responsable de L'Antenne, l'espace pédagogique du Plateau. Gilles est également commissaire d'exposition, il a notamment organisé l'artothèque présentée au 104 dans la cadre de la Biennale de Belleville. Il nous a présenté ses activités et les expositions qu'il a organisées avec les publics à partir de la collection du FRAC Île-de-France, enfin, il nous a fait visiter l'exposition de Michel Blazy actuellement au Plateau intitulée "Le Grand restaurant".
http://www.fracidf-leplateau.com/fr/index.html
Michel Blazy travaille avec des matériaux modestes, périssables, issus de notre quotidien et nous révèle la part d'étrange, de somptueux ou de monstrueux qu'ils peuvent contenir. La matière vivante qu'il choisit pour ses œuvres porte en elle les potentielles mutations et détériorations qui font de son art un art de l'éphémère, ou plus exactement du changement continuel. Michel Blazy a le goût de l'observation et laisse le temps faire son œuvre sur la matière. L'expérimentation ludique à laquelle il se livre, aussi bien sur des matériaux naturels qu'artificiels, compose un éloge de la décomposition, une ode à la capacité transformiste de la matière et au renouveau continuel du cycle du vivant. Chacune de ses œuvres possède une temporalité qui lui est propre et les notions de lenteur et de hasard se retrouvent au cœur du processus de création artistique.
2- Visite des Galeries du 19 em
Suite à cette rencontre, nous sommes allés à pied vers Belleville pour visiter quelques galeries et découvrir leurs actualités. Pour sa première exposition personnelle à la galerie Jocelyn Wolff, William Anastasi articule un ensemble de “Blind drawings”, dont certains réalisés in situ, deux sculptures "Displaced Site" (1966) et "1904 S.Ninth St." (1964) et un ensemble de notes et archives lié à ses recherches sur l’influence de l’œuvre d’Alfred Jarry chez Joyce et chez Duchamp, où les frontières entre œuvre et document se dissipent.
- SAMEDI 9 FEVRIER
Photos © Jonathan Monk © Amélie Bertrand
1- Rencontre avec Florence Loewy
fondatrice de la librairie dédiée aux livres d'artistes et de l'exposition "Calendriers et agendas d'artistes" - Librairie Florence Loewy
http://www.florenceloewy.com/
« Je ne prendrai pas de calendrier cette année car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière ». Alphonse Allais
L’histoire de la mesure du temps remonte aux premières civilisations car un monde sans scansion est un monde qui s’écroule. La majorité des calendriers sont définis par rapport au soleil ou à la lune pour aboutir à une grille de plus en plus précise d’instants successifs, quantifiables : l’année, le mois, le jour, l’heure, la minute, la seconde. Ce temps-là se matérialise dans l’espace de la feuille. Il se dessine à travers la grille, passe avec la page de l’agenda que l’on noircit et disparait avec celle de l’éphéméride que l’on déchire, jour après jour. Mais il existe également un temps de la conscience intime qui ouvre des temporalités multiples, hétérogènes et divergentes. Il s’allonge ou s’accélère, se pèse ou s’oublie. Beaucoup d’artistes ont questionné ces temporalités subjectives en reprenant les formes que sont les almanachs, les calendriers, les agendas. « Je ne crois pas que mardi soit forcément supérieur au lundi qui le précède, ou au mercredi qui suivra ». - Jorge Luis Borges
Matt Bakkom, John Baldessari, Bernhard Cella, Claude Closky, Patrick Corillon, Daniel Gustav Cramer, Christoph Fink, Gelitin, Thomas Hirschhorn, Jonathan Horowitz, Fabrice Hybert, Matthieu Laurette, Pierre Leguillon, Sara MacKillop, Jonathan Monk, Petra Mrzyk & Jean-François Moriceau, Maurizio Nannucci, Hans Schabus, Seth Siegelaub…..
2- Galerie Eva Hober et Galerie Sémiose
COEURS VAILLANTS une proposition de Damien Cadio
En parallèle à son exposition personnelle dans le centre d’art Micro Onde de Vélizy-Villacoublay (du 22 janvier au 7 avril), Damien Cadio a réunit à la galerie Eva Hober, du 12 janvier au 16 février, des œuvres de onze artistes qui ont influencé son travail au cours des dernières années. On y retrouve Eric Corne, Agnès Geoffray, Noritoshi Hirakawa, Youcef Korichi, David Lynch, Alex Pou, Eric Rondepierre, Matt Saunders, Stéphane Thidet, Kohei Yoshiyuki et Katharina Ziemke. Damien Cadio explique avoir choisi les œuvres de cette exposition comme un « collectionneur désœuvré » et elles deviennent ce qu’il appelle des « cœurs vaillants, une maison d’images persistantes où habiter, trouver refuge, se cacher et observer le monde ». Les œuvres exposées convoquent différents médias (photographie, vidéo, lithographie, ...) mais, au final, l’histoire de la peinture se révèle être le lien secret qui les unit.
http://www.evahober.com/
ROCK AROUND THE BUNKER (AGAIN) - galerie Sémiose, une exposition d’Amélie Bertrand. Sémiose est la galerie qui représente le travail de Céline Duval, invitée par Micro Onde pour une exposition en septembre 2013 à laquelle participeront les Amis de Micro Onde.
http://www.semiose.fr/
3-Correspondances - Espace Louis Vuitton,
http://www.louisvuitton-espaceculturel.com/index_FR.html
Cette exposition aborde principalement le Mail Art, et vise à regrouper des créateurs de générations et de sensibilités différentes dont le dénominateur commun est d’avoir, à quelques exceptions près, utilisé le courrier postal comme médium artistique. Si une telle «attitude» démocratique s’inscrit, dans les années 1950, 60 et 70, dans une volonté de court-circuiter le marché de l’art et de se tenir à distance des institutions, nous avons vu que les artistes des générations suivantes ont vu dans ce médium un moyen d’expérimenter des voies leur permettant de renégocier les repères spatiaux-temporels d’une œuvre d’art fréquemment placée sous le signe de l’interactivité. Commissaire : Erik Verhagen. Artistes : Eleanor Antin, Stephen Antonakos, Walead Beshty, Alighiero Boetti, Jan Dibbets, Eugenio Dittborn, Clarisse Hahn, Ray Johnson, Guillaume Leblon, Kurt Ryslavy, Vittorio Santoro, Danh Võ.
- 13 AVRIL
Photos © Marie-Ange Guilleminot © André Bloc
1- Rencontre avec Natalie Seroussi
Maison construite en 1949 par l'architecte, sculpteur et peintre Andre Bloc, fondateur de la revue L'Architecture d'Aujourd'hui. A partir de 1964, il construit dans son jardin une serie de sculptures habitacles concretisant ses idees sur la synthese entre l'architecture et la sculpture dans une forme libre. L’ensemble de la maison et des sculptures habitacles a été classe Monuments Historiques en 1983. Aujourd’hui, Natalie Serousi, galeriste, collectionneuse et proprietaire de la maison invite des artistes contemporains : Malachi Farell, Tobias Putrih, Mathieu Briand, Ernesto Neto. Elle accueille les visiteurs sur rendez‐vous.
Andre Bloc (1899-1966)
Peintre, sculpteur, ingénieur, architecte et rédacteur de revues, André Bloc est un créateur atypique et polyvalent autour duquel se cristallise le débat esthétique français de l'après‐guerre. Bloc développe ses premiers projets comme ingénieur avant de s’intéresser a l’architecture. A travers les revues qu’il fonde et anime, L’Architecture d’aujourd’hui et Art d’Aujourd’hui, il milite pour un renouvellement de la relation entre art et architecture en réaction à la pauvreté formelle du fonctionnalisme. En 1951, il fonde le groupe Espace avec Felix del Marle qui défend une nouvelle synthèse des arts, dans une tendance proche de Theo Van, Doesburg et du néoplasticisme des années 1920. Plusieurs artistes et architectes de l’époque en feront partie : Nicolas Schoffer, Ionel Schein, Sonia Delaunay, Jean Prouve… La pratique transdisciplinaire de Bloc est particulièrement riche d’expérimentations de styles, de techniques, de matériaux et de supports diverses et variées, chacune dirigée vers la recherche d’une nouvelle spatialité. Il œuvre également a des projets interdisciplinaires, notamment avec le jeune architecte Claude Parent. Ensemble, ils réalisent plusieurs projets, dont sa propre maison a Antibes en 1959. Sa propriété de Meudon deviendra quant a elle le manifeste de sa synthèse des arts : il en concevra l’architecture, la polychromie intérieure, le mobilier ainsi que les œuvres architecturales implantées dans le jardin.
Sculptures habitacles, 1962-1964
De 1962 a 1966, André Bloc réalise plusieurs Sculptures habitacles qu’il expérimente aussi sous forme de pavillons dans son jardin de Meudon. Cette recherche marque l’évolution du sculpteur de l'abstraction géométrique vers la forme libre. Architecture et sculpture s’y entremêlent dans des imbrications organiques, étagées en plusieurs niveaux et parcourues de trouées, ouvrant l'unité plastique de la forme a une expérience physique et spatio‐temporelle, a l’instar de la Endless House de Frederick Kiesler ou des Demeures d’Etienne‐Martin. Si elles peuvent évoquer des formes troglodytes ou une architecture primitive, les Sculptures habitacles sont avant tout une expérimentation plastique de l’espace qui redéfinit la notion d’habitat : l'habitacle se définit comme un espace utilisable intérieurement, mais non habitable... Il y a refus de l'objet, il y a perception par parcours, en vues successives dont il faut faire la synthèse mentale. (Claude Parent) Bloc écrira : J’ai laisse pénétrer l’air et la lumière par des cheminements simples et complexes. La Sculpture habitacle est, dans une certaine mesure, caractérisée par une continuité de la plastique extérieure et intérieure avec un système d’interpénétration et d’occupation de l’espace multipliant les rapports, les contrastes et les jeux de volume. L'habitacle II d'Andre Bloc Sculptures‐habitacles d'André Bloc en platre dans le jardin de Meudon, propriété Seroussi.
2- Rencontre avec Frederic Bodet
Conservateur du patrimoine, chargé des collections modernes et contemporaines
Département du patrimoine et des collections ‐ Cite de la céramique, Sèvres
Visite de l’exposition Laps, Marie Ange Guilleminot
Marie‐Ange Guilleminot présente un ensemble d’installations a Sèvres. Les Coupes (hommage a Brancusi) et les bols, Deux en Un, sont l’aboutissement d’un travail sur la mémoire. Les objets présentes ont été crées pour être réunis. Ainsi les Iko en verre, conçus au CIRVA a Marseille entre 2004 et 2007, portent les kimonos et un Obi, eux-mêmes réalises au Kyoto Art Center, lors de la résidence de l’artiste en 2005. Sèvres offre l’occasion de réunir l’ensemble des kimonos pour la première fois et permet d’observer plus attentivement les moyens mis en œuvre par l’artiste pour créer. Elle livre son interprétation des gestes et des savoir‐faire. L’artiste présente aussi un choix d’objets issus des collections du musée en rapport avec l’Asie, notamment le Japon.
A la suite des installations et des performances de Marie‐Ange Guilleminot proposées par Sophie Brossais à la bibliothèque des Arts décoratifs a Paris en 2010 et a la villa Savoye à Poissy en 2012, l’artiste l’invite a Sèvres pour créer un dialogue avec les publics. Depuis quelques années, elles développent ensemble, les moyens d’accompagner les œuvres de l’artiste, sous formes de rencontres, de collaborations.