Conférences
Avec ce nouveau cycle, nous ne disons pas que vous n’apprendrez rien sur l’art contemporain, bien au contraire. Mais il faudra se lâcher un peu, car nous ne voulons pas entendre parler tristement d’art contemporain. Ne peut-on aborder gaiement des choses sérieuses ? De Van Gogh à Matisse, de Picasso à Pollock, de Beuys à Ai Wei Wei, de Basquiat à Bansky, l’émergence de la modernité est à suivre de près, tout en gardant le sourire. Oui, il a toujours été difficile de désigner ce qui transforme un “objet“ en une “oeuvre“. Comment envisager la nature de l’art, le produire, le montrer, le collectionner ? Bien sûr, l’art contemporain nécessite certaines clés de lecture. Il faudra donc établir ces passerelles manquantes et envisager ensemble des correspondances entre les oeuvres de l’Histoire de l’art. La représentation des objets, de l’architecture, du corps, de la nature, nous invitera à repenser notre vision du monde. Une mise en perspective, en quelque sorte ! Et soudain, ce qui semblait lointain deviendra familier.
Quel effet ça fait d’être amoureux... d’une oeuvre d’art ?
LUN 17 OCT 20HLe coup de foudre est-il un mythe ? L’art est-il un état passionnel ? Aimer l’art contemporain rend-il aveugle ?
Quand l’oeuvre est là, plus rien ne compte, on ne voit plus qu’elle. Peut-on vivre sans art ? Faut-il qu’il y ait un choc ? Et si tomber amoureux au premier regard d’une femme, d’un homme ou d’une oeuvre n’était pas seulement le fruit du hasard ? Ne dit-on pas que l'amour rend aveugle ? C'est sans doute un peu vrai »(2). On le vérifiera dans les oeuvres de Lautrec à Vanessa Beecrooft, de Dali à Louise Bourgeois, du Bernin à Bruce Nauman, Jackson Pollock, Alfredo Jaar...
Peut-on apprendre à aimer... l’art contemporain ?
LUN 14 NOV 20HMon aspirateur peut-il devenir un chef-d’oeuvre? Peinture/Sculpture : que reste-il de nos amours ?
Attention Oeuvre d’art ! L’exposition « Chefs-d’oeuvre ? » proposée par le Centre Georges Pompidou – Metz interrogeait la notion de chef-d’oeuvre, son histoire et son actualité. Qu’est-ce qu’un chef-d’oeuvre aujourd’hui ? Qui décide et détermine ce qui est un chef-d’oeuvre ? Un chef-d’oeuvre est-il éternel ? L’extraordinaire richesse et la diversité de la collection du Centre Pompidou permettaient de présenter à Metz les grandes figures de l’histoire de l’art du 20e siècle comme Léger, Matisse, Picasso et les diverses tendances de l’art contemporain. Entre citation, détournement, réflexion sur la notion de réception, sur les influences et filiations ; de Michel-Ange à Warhol, de Monet à Beuys, de Léonard de Vinci à Marcel Duchamp, Gerhard Richter, Jeff Koons, Murakami ou Bernar Venet...Faut-il savoir quoi et comment regarder pour bien comprendre ? Quelle relation avons-nous aux oeuvres d'art ? Cette question centrale touche à l'énigme essentielle : qu'est-ce que l'art ?, ou dans sa version plus datée : qu'est-ce que le beau ? ».
Les artistes sont-ils obsédés... et les autres ?
LUN 12 DEC 20HL’art de la séduction : érotisme & militantisme... A quoi pensent les artistes ?
La séduction : un phénomène universel. « Depuis la nuit des temps, l’histoire humaine et la mythologie nous offrent d’innombrables exemples de rituels édifiés en vue de la séduction amoureuse. Une femme-licorne, une mante religieuse mécanique ou encore une machine à peindre l’étreinte amoureuse, (...), de gigantesques araignées : autant de représentations qui suscitent, par leur singularité, un questionnement sur l’identité. Ces oeuvres de Rebecca Horn, Mona Hatoum, Ana Mendieta, Ghada Amer, Louise Bourgeois, réalisées entre les années 1970 et le début du 21e siècle, permettent de réévaluer des évidences et de voir comment se reconstruisent les mythes ». Les hommes ne sont pas en reste. De Fragonard à Renoir, de Magritte à Robert Gober, Buñuel ou Paul-Armand Gette, ils ont multiplié les visages de la femme, tenté des approches amoureuses, livré des visions fantasmatiques, érotiques et parfois pornographiques. Pour dire quoi ? Qu’y a-t-il au-delà des images de la séduction et du désir ? Une terrible beauté est née est le titre la Biennale de Lyon.
L’art a-t-il des limites ?
LUN 23 JAN 20HPerformance, théâtre, musique, danse : l’art s’est-il transformé en autre chose ? Une autre vision du monde
« La performance a joué un rôle fondamental dans l’histoire de l’art du 20e siècle. A mesure que la modernité se figeait, certains artistes étaient amenés à briser les catégories consacrées et à ouvrir de nouvelles voies ». Nous retracerons rapidement les créations des futuristes, des dadaïstes, des surréalistes et proposerons une analyse des oeuvres contemporaines d’artistes aussi différents que Yves Klein et Piero Manzoni, Gutaï, Allan Kaprow, Joseph Beuys et Nam June Paik, John Cage, Merce Cunningham, Yoko Ono, Yayoi Kusama, Gilbert & George, Laurie Anderson, Orlan, Marina Abramovic, Robert Wilson, Pina Bausch ou Alain Platel tout en décrivant le contexte socio-culturel dans lequel leurs oeuvres s’inscrivent.
L’art est-il un jeu dangereux ?
LUN 13 FEV 20HLes artistes sont-ils joueurs ? L’art, le sport, le jeu aujourd’hui : comment participer ?
L'art contemporain et le sport ont-ils des choses à se dire ? Du Discobole de Myron aux statuettes précolombiennes, des gladiateurs romains aux catcheurs mexicains, les formes et les représentations du sport ont adopté les multiples visages de l’Histoire. Et l’on est surpris de constater à quel point le jeu a toujours intéressé l’art ! Le 20e siècle a fourni son lot d’images, des Joueurs d’échecs (Duchamp) aux Footballeurs (De Staël)... L’avènement télévisuel du football à la fin des années 70 a modifié l’impact économique et social du sport. A partir des oeuvres d’artistes actifs sur la scène internationale (Maurizio Cattelan, Delphine Coindet, Duane Hanson, Bertrand Lavier, Malcolm Morley, Gianni Motti...), nous ferons “le Jeu de l’art“. « Porteur de valeurs morales, l’art et sport sont - à égalité - traversé par les tensions de nos sociétés contemporaines».
Qui a peur des artistes ?
LUN 12 MAR 20HPourquoi met-on toujours les artistes en prison ? Street art : comment la rue s’est-elle emparée de l’art ?
Fin 2010, les films Faites le mur (Bansky) et Women are Heroes (Jr) sont venus rappeler l’importance du Street art. L’excellent livre Trespass. Une histoire de l'art urbain sans commanditaire, sous-titré “Graffiti et art non officiel, le dernier horsla- loi des disciplines visuelles“, nous servira de guide pour déambuler dans cette histoire de l’art parallèle où l’on poursuivra les origines locales d’un phénomène devenu mondial au 21e siècle. Il faudra faire le lien entre quatre générations de hors-la-loi visionnaires de Jean Tinguely à Spencer Tunick, de Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Jenny Holzer à Barry McGee, Shepard Fairey, Guerrilla Girls ; en France, Blek le Rat, Miss.Tic ou encore Speedy Graphito... Une parenthèse (Banksy / Jr) permettra de comprendre « comment cet art est devenu l'un des plus importants mouvements de notre siècle ». Nous l’éclairerons avec le cas... Michel-Ange, lui aussi poursuivit en son temps. On perçoit clairement aujourd’hui une restriction de la liberté d’expression artistique. La peur d’une contamination des révolutions du Printemps arabe a vivement tendu les liens entre les artistes et les pouvoirs.
Tout a-t-il déjà été fait... en art ?
LUN 16 AVR 20HMutations contemporaines : Arts numériques et nouvelles technologies
Après quinze années d’existence, le Net.Art (Web Art, Art Internet, Cyber-art...) est une réalité. Nous examinerons les artistes, les oeuvres et développements technologiques majeurs grâce auxquels l’art est entré dans le 21e siècle (Olga Kisseleva, Sherie Rabinowitz, Nam June Paik, Mignonneau et Sommerer, Antoni Muntadas, Alexei Shulgin...). « Si certains préfèrent y voir une évolution, - plutôt qu’ une « révolution » - des pratiques, il est indéniable que l’artiste aborde aujourd’hui sa discipline d’un autre oeil, via l’utilisation de l’ordinateur(3)». Quels sont les enjeux et les spécificités, le fonctionnement des oeuvres d’art produites pour et par Internet ?
L’art contemporain est-il fabriqué en Chine ?
LUN 21 MAI 20HLe nouvel échiquier de l’art : BRICS à BRAC (BRICS = Brasil / Russia / India / China / South Africa)
« L'année 2011 voit l'arrivée en force sur la scène de l'art contemporain des pays émergents, grâce à des économies en expansion, un marché de l'art en pleine croissance et des collectionneurs richissimes. Alors que l'Inde prévoit la création à New Delhi d'un musée d'art moderne équivalent à la Tate Modern de Londres, la présence à la Biennale de Venise de la Chine et de l'Inde, nouvelles super-puissances est symptomatique : les pays occidentaux doivent maintenant faire de la place(1) ». Les artistes chinois montent en puissance, « la jeune génération a pris d'assaut plus de la moitié des sièges du Top 10 des artistes contemporains en 2010 et se trouve mieux représentée que les Américains puisqu'on y retrouve trois américains (Basquiat, Koons et Prince) contre six chinois (Zeng Fanzhi, Chen Yifei, Wang Yidong, Zhang Xiaogang, Liu Xiaodong et Liu Ye) ». En Russie, « la situation est très confuse après l’émergence très rapide d’un nouvel art contemporain et le mélange entre l’argent des oligarques et l’art », explique Marie-Laure Bernadac, chargée de mission pour l’art contemporain au Louvre. « L'émergence de ces nouveaux pays se fait sur fond de nationalisme exacerbé. Dans le contexte de la globalisation, les artistes n'ont jamais été aussi nomades et pourtant, on est bien loin du dépassement des nationalismes dans le champ de l'art». Nous jetterons un coup d’oeil rapide sur les scènes sud-africaines et brésiliennes.


