Surena
Mise en scène
Brigitte
Jaques-Wajeman
Un grand mariage se prépare qui doit sceller l’amitié entre l’Arménie et le royaume des Parthes, après la défaite inespérée des Romains. La table croule sous les mets et les fleurs, mais d’emblée une immense douleur se fait entendre, celle d’une jeune femme, Eurydice, forcée à un mariage qu’elle refuse de toute son âme. Elle aime « ailleurs ». L’amour est le principal résistant dans le palais des Parthes, même s’il conduit à la mort des amants.
La tragédie dans Suréna est bien présente. La lucidité politique, l’ironie et l’insolence ne servent plus à rien. L’intime douleur, le désir contrarié, la jalousie, l’amour enfin, dominent toute l’action et donnent aux héros des accents élégiaques et mortifères.
Suréna commence à la nuit et finit avec le jour. La pièce tout entière est une traversée, inéluctable, vers la mort. Dernière pièce de Corneille, un vers inouï conduit toute l’action : « Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir. » Cette pièce créée au Théâtre de la Ville a déjà remporté un vif succès auprès du public et de la critique pour sa mise en scène inouïe de précision et de beauté.


